Article mis à jour le 13 mai 2026
L’actualité internationale a remis l’hantavirus sous les projecteurs début mai 2026, avec un foyer épidémique identifié à bord du navire de croisière MV Hondius. Cinq ressortissants français ont été placés en quarantaine et une vingtaine de cas contacts ont été identifiés sur le territoire, selon le ministère de la Santé.
Cette actualité a logiquement suscité de nombreuses questions auprès de nos clients en Île-de-France : les rats peuvent-ils transmettre l’hantavirus ? Quel est le risque réel en zone urbaine francilienne ? La dératisation protège-t-elle contre ce virus ?
En tant que professionnels certifiés de la lutte contre les nuisibles à Paris et en IDF, voici ce que vous devez savoir.
L’hantavirus n’est pas un virus unique : il s’agit d’une famille de virus (les Hantaviridae) qui regroupe plus d’une vingtaine de souches pathogènes pour l’homme. Tous ces virus ont un point commun : ils sont portés par des rongeurs sauvages et transmis à l’homme par contact indirect, principalement par inhalation de poussières contaminées par les urines, la salive ou les excréments de ces rongeurs.
Identifiés pour la première fois pendant la guerre de Corée dans les années 1950 — le nom vient de la rivière Hantaan — ces virus circulent aujourd’hui sur tous les continents. Les souches diffèrent selon les régions et ne provoquent pas les mêmes maladies.
C’est ici qu’il faut être précis. Tous les rongeurs ne portent pas l’hantavirus, et toutes les souches n’ont pas la même dangerosité.
En France métropolitaine, la souche principale est le virus Puumala, porté par le campagnol roussâtre (Myodes glareolus), un petit rongeur sauvage. Les zones d’endémie historiques se situent dans le Nord-Est de la France : Ardennes, Franche-Comté, Lorraine et une partie des Hauts-de-France. Chaque année, le Centre national de référence des hantavirus de l’Institut Pasteur recense plusieurs dizaines de cas confirmés sur le territoire.
L’Île-de-France n’est pas considérée comme une zone d’endémie majeure pour le Puumala, mais des cas peuvent survenir lors d’activités à risque : travaux en forêt, nettoyage de cabanons, manipulation de bois stocké.
C’est la souche qui concerne directement nos clients franciliens. Le virus Seoul est porté par le rat brun (Rattus norvegicus, aussi appelé surmulot) et le rat noir (Rattus rattus), deux espèces très présentes en zone urbaine, notamment à Paris et en petite couronne.
Le virus Seoul a été détecté en France à plusieurs reprises, notamment chez des particuliers contaminés via leurs rats de compagnie ou en milieu professionnel. Les populations de rats étant particulièrement denses en Île-de-France, c’est une donnée à prendre au sérieux, même si les cas humains confirmés restent rares.
La souche au cœur de l’actualité de mai 2026 est l’hantavirus Andes, originaire d’Amérique du Sud. C’est l’une des rares souches pour laquelle une transmission interhumaine limitée a été décrite. Elle ne circule pas naturellement en Europe : les cas européens sont des cas importés, comme ceux liés au navire MV Hondius.
Les symptômes varient selon la souche, mais les premiers signes ressemblent souvent à un syndrome grippal :
Selon la souche, l’évolution peut concerner :
Il n’existe ni traitement antiviral spécifique, ni vaccin disponible en France. La prise en charge est uniquement symptomatique. C’est précisément pour cette raison que la prévention reste la meilleure protection.
La contamination se fait principalement par inhalation de microparticules en suspension dans l’air, issues des excréments, urines ou salive de rongeurs infectés. Les rongeurs eux-mêmes ne présentent aucun symptôme : ils sont porteurs asymptomatiques.
Les situations les plus à risque sont :
C’est pour cette raison qu’un nettoyage post-infestation mal réalisé peut être plus dangereux que l’infestation elle-même.
L’IDF présente plusieurs facteurs de risque cumulés :
Les zones que nous traitons quotidiennement — caves d’immeubles, sous-sols de restaurants, locaux techniques, greniers de pavillons — sont exactement les environnements où le risque d’aérosolisation des déjections est le plus élevé.
Une dératisation efficace ne se limite pas à poser des appâts dans un coin. En tant que professionnels Certibiocide en Île-de-France, nous intervenons en trois temps :
Cette approche professionnelle est précisément celle qui permet de neutraliser le risque sanitaire, là où une dératisation amateur peut au contraire l’aggraver : déjections dispersées dans l’air, cadavres oubliés derrière une cloison, colonies simplement repoussées vers d’autres zones du bâtiment.
Nos équipes interviennent 7j/7 à Paris et sur toute l’Île-de-France pour des diagnostics rapides et des traitements certifiés. Si vous constatez des signes d’infestation — bruits dans les cloisons, déjections, odeur d’urine musquée, traces de rongeage — n’attendez pas.
01 79 75 30 40 — Devis gratuit, intervention en moins d’une heure.